Vallée de l’Arve : les habitants vont pouvoir emprunter des micro-capteurs pour mesurer la qualité de l’air
Par amk, 10/10/2022

Vallée de l’Arve : les habitants vont pouvoir emprunter des micro-capteurs pour mesurer la qualité de l’air

Environnement -Mis à jour le-
Par Richard Vivion, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu
Haute-Savoie

En Haute-Savoie, 300 habitants de la vallée de l’Arve vont pouvoir emprunter des micro-capteurs mobiles mesurant en temps réel la quantité de particules fines dans l’air. Ce système baptisé Captothèque doit permettre de mieux comprendre les phénomènes de pollution et de modifier ses habitudes.

D’ici la fin de l’année, près de 300 habitants de la vallée de l’Arve, tous volontaires, vont pouvoir s'équiper de micro-capteurs mobiles. Cet appareil permet de relever en temps réel la concentration de particules fines dans l’air. Atmo, l'observatoire de la qualité de l'air en Auvergne-Rhône-Alpes, est à l’origine de cette expérience déjà menée dans des agglomérations comme Grenoble et Lyon. Son objectif est d’aider à "mieux comprendre les phénomènes de pollution et leur complexité ainsi que de permettre aux personnes de modifier certains comportements", explique Julie Cozic, responsable adjointe de l'unité innovation chez Atmo.

Vérifier la qualité de l'air

Connecté à un téléphone mobile, le micro-capteur analyse instantanément l’air ambiant. "On mesure les PM10, les PM2,5 et les PM1, détaille Andrew Frei, chef de projet numérique chez Atmo. Le résultat se traduit en direct par un graphique sur la plateforme web captothèque.fr." Plus il y a de rouge, plus la concentration en microparticules est importante.

Vallée de l’Arve : les habitants vont pouvoir emprunter des micro-capteurs pour mesurer la qualité de l’air

Charlotte habite Sallanches. Maman de plusieurs enfants, elle vient de tester le dispositif. "Le but était de vérifier la qualité de l’air sur différents moment de la vie quotidienne comme le trajet vers l’école, explique-t-elle. Je l’ai aussi utilisé chez moi." Après quelques jours d’utilisation, elle s’est par exemple rendu compte que les particules fines étaient surtout présentent le soir. "Cela permet d’observer concrètement des choses invisibles. Du coup je sais que je dois éviter d'aérer ma maison le soir."

Contextualiser

Observer et comprendre comment fonctionne la pollution, cette expérimentation s'appuie également sur les explications apportées par les experts d’Atmo aux habitants volontaires pour effectuer les mesures. "Notre rôle est de répondre à leurs questions pour contextualiser les résultats", indique Julie Cozic. "Grâce à cette aide, ils peuvent changer leur pratique pour, par exemple, allumer leur chauffage au bois ou encore modifier leur trajet et prendre un itinéraire moins pollué."

ECOUTEZ Julie Cozic, responsable adjointe de l'unité innovation chez Atmo

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