Retour sur la Lune : en choisissant SpaceX, la NASA fait un pari sur l’avenir
Par amk, 28/03/2022

Retour sur la Lune : en choisissant SpaceX, la NASA fait un pari sur l’avenir

Les ingénieurs de SpaceX sont désormais les meilleurs au monde pour concevoir, construire et piloter de nouvelles fusées innovantes. Toutefois, pour aller sur Mars, puisque telle est l’ambition de la société, construire de grandes fusées ne suffira pas. SpaceX aura en effet besoin de s’appuyer sur d’autres capacités nécessaires pour assurer la survie des humains sur la planète rouge. C’est là que la NASA entre en jeu.Retour sur la Lune : en choisissant SpaceX, la NASA fait un pari sur l’avenir

L’agence mène en effet des études sur les missions dans l’espace lointain depuis des décennies et travaille également sur les problèmes de recyclage d’air, d’eau et d’autres consommables à bord de l’ISS depuis des années, tandis que dans ces domaines, SpaceX n’a qu’une expérience limitée.

En outre, toute mission humaine sur Mars soulèvera des questions de protection planétaire et d’autres préoccupations internationales. Une agence gouvernementale sera également nécessaire pour par exemple faciliter le développement de l’énergie nucléaire sur la planète Mars. Avoir la NASA aux côtés de SpaceX pourrait donc aider à résoudre tous ces défis.

Le problème de la SLS

Retour sur la Lune : en choisissant SpaceX, la NASA fait un pari sur l’avenir

Une question se pose alors : pourquoi la NASA finance-t-elle un système de lancement qui sera directement en concurrence avec son booster SLS ? Ce n’est pas encore très clair. Pour l’heure, il est encore prévu que le SLS et son vaisseau spatial Orion soient une partie essentielle de l’architecture d’Artemis. Et pour cause, le développement de ces structures fournit des emplois dans les cinquante États américains et soutient des centaines de petites entreprises. En revanche, le Starship est plutôt perçu comme un programme «tueur d’emplois», du point de vue du Congrès.

Aussi, dans le cadre du plan actuel, nous allons devoir composer avec trois structures. Une fusée Super Heavy lancera un vaisseau Starship en orbite lunaire. Quelques jours plus tard, une fusée SLS lancera un équipage à l’intérieur d’un vaisseau spatial Orion qui accostera avec le Starship autour de la Lune. L’équipage sera transféré vers le Starship qui le déposera sur la Lune. Pour le retour, ce sera le même principe.

Toutefois, ce «ménage à trois» pourrait n’être que temporaire. À terme, si le Starship est capable de transporter des humains vers la Lune directement depuis la Terre, on imagine en effet difficilement la NASA s’encombrer avec des budgets à plus de deux milliards par mission, tout en supportant un nombre limité d’occupants à bord.

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