Loire-Atlantique : de Paris à Hawaï, leurs drones volent dans les plus beaux endroits du monde
Par amk, 30/07/2022

Loire-Atlantique : de Paris à Hawaï, leurs drones volent dans les plus beaux endroits du monde

Par Léo GautretPublié lemis à jour le 2 Oct 21 à 19:16
L'Éclaireur de Châteaubriant
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Entrer dans l’intimité d’œuvres monumentales ; offrir un voyage aérien au milieu des plus beaux paysages du monde. L’avènement des drones et de leurs images à couper le souffle a chamboulé le monde de l’audiovisuel. Une révolution technique et artistique enclenchée au début des années 2010 par une poignée d’avant-gardistes comme Michael Gisselere et Christelle Bozzer, qui ont décidé de s’installer avec leur « bébé » Freeway Drone, à Châteaubriant (Loire-Atlantique).Loire-Atlantique : de Paris à Hawaï, leurs drones volent dans les plus beaux endroits du monde Loire-Atlantique : de Paris à Hawaï, leurs drones volent dans les plus beaux endroits du monde

Des Nations Unies à Hollywood

Leur histoire aérienne démarre il y a douze ans. À l’époque, Michael porte déjà un impressionnant bagage. « À mes 17 ans, je suis parti à New York faire un documentaire avec un copain. J’y ai rencontré un photographe qui m’a proposé de l’accompagner lors d’une mission en Amérique centrale. »

Le jeune reporter part crapahuter dans la forêt équatoriale au Guatemala et Nicaragua. « Mon travail leur a plu. Ils ont été convoqués aux Nations Unies pour présenter leur projet et ils m’ont invité. » Après une deuxième expérience pour une autre ONG, Michael retourne en France, où il enclenche une carrière de journaliste reporter d’images. Il fait ses armes à M6, TF1, LCI, avec un rêve en tête : « Faire une école de cinéma aux États-Unis. »

Son rêve se concrétise avant la trentaine. Il décolle alors pour Los Angeles. Puis le destin s’en mêle. « J’ai gagné ma Green card (1) en jouant à la loterie. J’ai arrêté ma formation. Je me suis dit qu’il y avait une opportunité à prendre. » Le Graal en poche, Canal + lui déploie le tapis rouge. Au chevet d’Hollywood, il réalise notamment un documentaire sur David Lynch. Des chaînes américaines font également appel à lui.

Loire-Atlantique : de Paris à Hawaï, leurs drones volent dans les plus beaux endroits du monde

Après trois ans et demi aux USA et de nombreux allers-retours entre Paris et Los Angeles, Michael Gisselere décide finalement de rentrer au pays. « Tous mes héros d’enfance étaient en face de moi, donc je l’avais fait, je pouvais rentrer en France. Les quatre saisons me manquaient aussi. »

Il s’installe alors à Paris où il rencontre Christelle Bozzer en 2003, avec qui il montera son entreprise en 2009, Freeway Prod. Ancienne gestionnaire et analyste financière, elle gère les nombreux aspects administratifs et économiques de l’entreprise. Démarre alors un long tour monde pour divers programmes TV (Sagas, Turbo, E=M6, Télématin). « On a décroché de beaux contrats, on faisait tous les reportages voyage pendant neuf ans dans le monde entier. Je faisais un voyage long-courrier tous les mois. »

Décollage avec le Tour de France

En 2010, leur histoire prend de l’altitude. « J’avais besoin de prises de vues aériennes et je me suis dit, au lieu de le louer à un prestataire, on va acheter un drone et suivre une formation en Allemagne. » À l’époque, l’autonomie de vol des drones ne dépassait pas 1 minute 30. Suffisant pour séduire France Télévision. « Je montre mes premières images au rédacteur en chef de Télématin et il trouve ça génial. » Mais les balbutiements de cette nouvelle technologie, qui occasionnait à l’époque de nombreuses chutes très couteuses, amènent le couple d’entrepreneurs à remettre cette activité en question.

« On faisait un tournage à Chambord. On s’était dit que si le drone tombait, on arrêtait, car on ne pouvait plus trop investir et réparer, même si on avait les frissons en faisant les images. » Finalement le tournage se passe sans accroc. Il est diffusé sur France 2, quand les organisateurs du Tour de France découvrent les images avant de contacter Freeway Drone. « Ils voulaient marquer le coup pour la 100e édition du Tour. » Amaury Sport Organisation (ASO) leur commande 15 pastilles pour mettre en lumière le patrimoine.

Parents de deux enfants, Michael Gisselere et Christelle Bozzer démarrent une nouvelle vie à Châteaubriant, où ils envisagent de déménager leur société. La petite famille a même pu découvrir la Foire de Béré. « On est venus, on a regardé et on a trouvé que la ville de Châteaubriant était très accueillante pour nous et notre famille. On est aux portes de la Bretagne, c’est une région où on veut aussi se développer. »

Après de longues années à parcourir le monde, le caméraman compte bien rester en France. « Les plus beaux paysages sont chez nous. À chaque tournage, on se dit qu’on va avoir fait le tour, et non, toujours pas. On est toujours émerveillés. » Le pays de la Mée n’en demandait pas tant.

(1) Carte de résident permanent aux États-Unis. (2) Système stabilisateur de prise de vues.

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