Test du MacBook Pro 17" Core i5 à 2,53 GHz | MacGeneration
Par amk, 28/10/2022

Test du MacBook Pro 17" Core i5 à 2,53 GHz | MacGeneration

Alors que le MacBook Pro 17’’ fut le dernier à adopter la conception Unibody (en janvier 2009), il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que n’apparaissent les puces Core i5 et i7 sur le plus grand des portables d'Apple. C’est donc sur une évolution matérielle logique que nous portons ici nos observations et nos tests.

Plus qu’une mise à jour

Commercialisé il y a plus de 13 mois au format Unibody, le MacBook Pro 17" subit sa première vraie révision (la deuxième en réalité). Une révision que nous aurions souhaité plus en profondeur, même si c’est en partie le cas, avec l’apparition par exemple d’un nouveau hub de connexion. Le portable reste bien équipé de ce côté. Il profite toujours d’un logement au format Express Card ¾ disparu sur les 15", d’un port FireWire 800, d’une sortie vidéo Mini DisplayPort, au même titre que de trois ports USB 2.0 et d’un connecteur Ethernet Gigabit.

Mais, il est cependant regrettable que Cupertino – pourtant visionnaire et anticipateur dans le domaine de la mobilité – n’ait pas adopté l'USB 3.0 alors que les disques durs à ce format se démocratisent de façon accélérée. De même que l’adjonction d’un lecteur de carte SD aurait été un judicieux complément. Même les solutions vidéo professionnelles s’appuient sur le format Secure Digital (pratique pour véhiculer de petits fichiers tels que des profils comme, par exemple, sur la caméra RED Rocket).

Fort heureusement, les progrès sont palpables et ce MacBook Pro 17’’ gagne surtout en puissance. L’entrée de gamme (objet de notre test) intègre un processeur Intel de la famille des Core i5 Mobile, modèle i5-540M Embedded (soudé), cadencé à 2,53 GHz et doté de 3 Mo de mémoire cache contre 6 pour les modèles Core 2 Duo. Il est possible d’opter pour un Core i7 2,66 GHz pour 180 € supplémentaires (aïe !). Le passage au Core iX induit deux technologies majeures : L’Hyper-Threading et le TurboBoost (rappel). La première confère au processeur la capacité de traiter deux flux de données supplémentaires (soit un total de quatre), un quadri processeur en somme. Et la seconde, de monter la fréquence d’horloge d’un ou deux cœurs - c'est selon - tout en désactivant les cœurs processeurs inactifs au profit du seul sollicité, le tout par incréments de 133 MHz. La fréquence peut atteindre alors un pic de 2,93 GHz, avec des gains significatifs, comme on le verra.

Autre point notable, la double solution graphique et sa gestion par Mac OS X. Le Core i5 (version mobile) intègre en effet un GPU (processeur graphique) de moyenne performance : Intel HD, auquel vient s’adjoindre une solution graphique plus véloce signée NVIDIA : le GeForce GT 330M, dotée de 512 Mo de GDDR3. Si l’on connaissait déjà ce type de configuration avec le moyen et haut de gamme 15 et 17’’ de la précédente génération, cette solution bénéficie d’une autre amélioration ; la faculté de basculer automatiquement d'une puce à l'autre sans devoir fermer sa session utilisateur…

Pour le reste, le portable est livré de base avec 4 Go de RAM extensibles à 8 pour la bagatelle de 360 € supplémentaires (encore cher) et un disque dur de 500 Go à 5400 trs/m que l’on peut aisément remplacer par un modèle à 7200 trs/m (compter 45 € environ) ou par un SSD. Là, l’addition devient franchement lourde si l’on va vers un SSD de 512 Go, une option facturée la broutille de 1170 €…

Des écrans lunimeux

Coté écran, pas de changement notable. Le MacBook Pro est équipé d’une dalle LCD avec rétroéclairage type LED (Light Emitting Diode ou Diode Electro Luminescente), d’une définition de 1920 par 1200 pixels (soit l’équivalent de la résolution des iMac 24’’), qui affiche en effet la définition Full HD 1080p. Sur le modèle du catalogue, l’écran est protégé par une vitre qui lui confère cet aspect glossy (brillant) très répandu aujourd'hui. Mais qui, on le sait, génère des reflets bien souvent difficiles à contrer selon l’endroit où l’on travaille. Pour cette raison nous avons décidé d’opposer la version du catalogue à un modèle (le même), mais équipé cette fois de l’option antireflet. Le modèle de base nous a été prêté par Apple et le modèle optionnel acheté sur le Store.

Premier constat. Si le modèle doté d’une surface vitré aura tendance à flatter l'œil avec des couleurs un tantinet plus "pétantes", les choses évoluent une fois que l’on établit un espace colorimétrique étalonné des écrans.

Pour créer un espace colorimétrique approprié, nous avons caractérisé les deux MacBook Pro avec une sonde ColorMunki Design et son logiciel X-Rite. Une fois nos deux profils établis nous avons pu comparer le rendu.

De toute évidence, les dalles se différencient. Bien que le rendu de la dalle brillante soit assez contrasté, elle manque d’homogénéité dans les noirs. A contrario, la dalle qui équipe le portable avec l’option antireflet s’avère relativement homogène, pas de halo visible dans les noirs, et pas de distorsion chromatique. Clairement, à 45€ l’option antireflet n'est pas un luxe, mais bel et bien la solution que nous préconisons. Reste que si cette option est facturée raisonnablement, les 135€ demandés sur le modèle 15’’ nous semblent particulièrement excessifs, même si l’on accède à une résolution supérieure…

Pour ceux qui voudraient se faire une idée de leur dalle, une fois étalonnée, nous les invitons à télécharger le profil adéquat pour le modèle de base.

Toute la puissance des Quad-Core

Il faut reconnaître que les processeurs multi-cœurs étaient franchement attendus par les aficionados et, sans doute, tout autant par les professionnels voire même simplement ceux qui souhaitaient de la puissance. Dans le cas présent, le Core i5 offre sans doute le meilleur compromis tant en terme de performance que de prix.

Nous l’avons d’abord soumis aux incontournables logiciels de bench : Cinebench R10 et R11, Xbench 1.3, à Geekbench 2.1.2 par souci de cohérence avec les précédents tests (une version 2.1.6 est disponible depuis peu), puis à notre batterie de tests applicatifs.

Plus adaptés aux calculs rendus 3D, les processeurs multi-threadés feront nécessairement l’affaire de certains utilisateurs plus que d’autres. Bien évidemment, la puissance délivrée par la carte graphique NVIDIA permettra aussi un meilleur affichage en prévisualisation tout comme elle fera l’affaire des joueurs de tous bords même une fois connectée à un LED Cinema Display 24".

L’adoption des processeurs Core iX, au-delà de la fréquence et du nombre de cœurs disponibles, c’est aussi les échanges avec la mémoire vive qui jouent un facteur déterminant. Les échanges étant directs, le bon de puissance se situe aussi à ce niveau ce que nous avons pu vérifier à l’instar des Mac Pro et des iMac 27’’ du catalogue.

Pour donner une idée de la juste puissance des nouveaux portables dont le 17’’ fait désormais partie, nous avons comparé les scores obtenus sous GeekBench par l’ensemble des MacBook Pro - testés à ce jour par la rédaction - à l’iMac 27’’ Core i7 qui dispose d’un CPU quadri cœurs auxquels s’ajoutent 4 cœurs logiques.

Test du MacBook Pro 17

Nos tests applicatifs s’appuient, quant à eux sur, sur quatre logiciels et un test du Finder. Le premier test consiste à encoder avec iMovie une séquence en qualité « grande » (960 x 540 pixels) un film 720p de 10 minutes. Ensuite nous exportons la vidéo obtenue avec QuickTime X au format iPhone.

Le test Finder s’appuie sur la compression en .zip d'un dossier de 1,47 Go pour l'archivage. Ce dossier comprend quelques milliers de documents texte et images.

Ensuite avec GarageBand nous réalisons l’export d’un fichier d’une trentaine de minutes pour obtenir un fichier podcast. Enfin, avec Photoshop CS4, un script exécute une série d’actions sur un fichier image.

Finalement, le MacBook Pro 17’’ millésime 2010 offre sans doute, avec le modèle 15" Core i5 d’entrée de gamme, le meilleur rapport qualité/prix si l’on rationalise avec la puissance offerte. Un achat que l’on pourra considérer pérenne avec les évolutions logicielles et système qui sont à venir d’ici les prochaines années.

SSD ou disque dur ?

Le disque dur joue un rôle capital et induit un niveau de performances plus ou moins significatif en fonction des applications que nous utilisons. C’est aussi le goulot d’étranglement de l’architecture actuelle des micro-ordinateurs. Sur les portables, le phénomène et d’autant plus important que les disques au format 2.5’’ sont généralement moins rapides que leurs équivalents 3.5’’ (exception faite des disques durs spécifiques, très rapides : entre 10000 et 15000 trs/m : type WD Velociraptor, Seagate Cheetah 15K ou Savio® 15K).

Aujourd’hui, il y a une alternative, elle se nomme SSD (Solid State Drive) ou disque à état solide. S’appuyant sur de la mémoire flash type NAND, ces unités de stockage sont - sur le papier - nettement plus rapides que les disques conventionnels… Même si, dans le cas présent, nous leur préférons encore les disques durs 2.5’’ à 7200 trs/m, moins rapides, certes, mais surtout moins onéreux. Compter une moyenne de 2,59 € le Go pour du SSD (250 Go) contre 0,17 € du Go pour un DD 500 Go à 7200 trs/m et 0,09 € du Go pour un disque de 500 Go 2.5’’ en 5400 trs/m, c’est dire…

Nous avons comparé le disque dur d’origine, en l’occurrence, un Hitachi Travelstar 5K500 de 500 Go à 5400 trs/m avec un Travelstar 7K500 500 Go (OEM) à 7200 trs/m et, pour finir avec un SSD Patriot Torqx de 256 Go. L’ensemble des trois volumes ont été installés tour à tour dans le portable prêté par Apple.

Comme on peut le voir, l’indice moyen de transfert sur des fichiers de 2 à 10 Mo est plutôt bon : 79 Mo/s sur le disque dur d’origine (capture du haut), mais bien inférieur comparé à un 7200 trs/m : 102 Mo/s et sans commune mesure avec celui de notre SSD qui atteint les 160 Mo/s en écriture.

De toute évidence, le SSD est de loin de plus rapide. Il est aussi le moins linéaire contrairement aux deux Hitachi de notre test qui culminent respectivement à 79 et 102 Mo/s aussi bien en lecture qu’en écriture.

Sur de gros fichiers (de 20 à 100 Mo) la tendance s’inverse pour le disque Hitachi d’origine qui perd de sa linéarité contrairement à son équivalent 7200 trs/m (image du centre). Face au SSD, on constate un écart allant jusqu’à 148 Mo par seconde en lecture (énorme).

Malgré de bonnes performances pour un disque de cette capacité et à cette vitesse de rotation, le 5K500 Hitachi ne peut rivaliser avec son grand frère 7K500 et encore moins avec notre SSD Troqx qui affiche un taux moyen en écriture supérieur d’environ 150 Mo par seconde. Mais à y regarder d’un peu plus près, ces chiffres sont obtenus avec un logiciel de test : QuickBench 4.0 qui établit des mesures, mais celles-ci ne reflètent pas toujours la réalité l’usage. Et quand on compare l’Hitachi 7K500 (à 7200 trs/m) au SSD Patriot l’écart reste important en écriture (environ 42 Mo/s), certes, mais il ne justifie pas - selon nous -, que l’on investisse 550 € de plus pour une capacité inférieure (divisée par deux)… À moins qu’on veuille disposer à tout prix d’une véritable Rolls en matière de stockage sur portable.

Autonomie : pourrait mieux faire

Le nouveau système de bascule automatique entre les deux puces graphiques (géré par Mac OS X en fonction des applications lancées) part d’un bon sentiment, celui de la simplicité et d'une complète transparence pour l'utilisateur. Toutefois le mécanisme est perfectible. Du moins, et pour simplifier, il semble nécessaire que certains éditeurs apportent des modifications à leurs applications pour correctement gérer le processus et ne pas s'appuyer sur une carte graphique a priori disproportionnée pour leurs besoins.

Dans le cas contraire, l’autonomie en pâtit… (lire MacBook Pro : surprises dans la bascule des cartes graphiques et MacBook Pro : gfxCardStatus donne le choix des cartes).

Sur son site Web Apple annonce entre 8 et 9 d’autonomie pour le MacBook Pro 17’’, une bien belle promesse qui, si elle avait était tenue, aurait faire l’affaire de milliers d’utilisateurs, surtout les vrais(es) nomades.

Alors que son devancier détenait le record, notamment en lecture DVD avec 311 minutes, soit 5 heures et 11 minutes, il est désormais détrôné. Nous espérions tout de même que le nouveau venu fasse tout aussi bien, voire mieux. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Un constat que nous avons pu vérifier au fur et à mesure de nos trois tests.

Rappelons que Cupertino décrit comme suit sa méthodologie : « mesure de l’autonomie de la batterie en parcourant plusieurs sites web et en rédigeant du texte dans un document de traitement de texte avec une luminosité d’affichage réglée à 50 % ».

Nous avons réédité 3 fois chacun de nos tests afin d’éviter le problème de variation que nous avions noté lors des tests des deux modèles 15’’ Core i5 et i7. Premier constat, lorsqu’on lance Coconut Battery (version 2.6.6), le logiciel affiche une capacité nominale de 12967 mAh soit presque le double de la batterie qui équipe les modèles 15’’ de la gamme, enfin presque… Car, il s’agit ici de valeurs théoriques qui, une fois traduites électroniquement, correspondent plutôt à une autonomie théorique de 11 heures. Seulement voilà, de la théorie à la pratique on n’est jamais au bout de surprises. Pourtant Coconut Battery est assez précis sur ce point. Nous avons vérifié la capacité annoncée par le système, elles sont assez similaires…

Un rapide coup d’œil sur les informations système et on peut voir que la capacité annoncée, soit 12758 reste dans la moyenne de chiffres de l’utilitaire.

Si les valeurs en milliampères laissent présager le meilleur, Apple annonce tout de même une maximum possible de 8 et 9 heures, c’est beaucoup, nous avons pu constater, selon notre méthodologie, qu’il n’en est rien.

Notre premier test s’appuie sur la lecture en boucle d’un film sur DVD jusqu’à épuisement complet de la batterie. La luminosité est calée sur 80%, le son sur 50% et le Wi-Fi ainsi que le Bluetooth sont désactivés.

Nous avons réalisé ce test trois fois de suite. La première fois, la machine était vierge et aucune application, excepté celles installées par Apple, n’était présente dans le système.

Le MacBook Pro a tenu 4 heures et 34 minutes avant de s’éteindre, soit 274 minutes, notre meilleur temps. Ensuite, une fois le portable rechargé (nous avons chronométré : il faut environ deux heures trente), nous avons relancé ledit test toujours avec le même film : Star Wars – Episode 2, L’Attaque des Clones. Cette fois, c’était avec notre système. La batterie a cessé de fonctionner au bout de 4 heures et 21 minutes. Un rapide coup d’œil nous aura permis de vérifier que c’était bien la solution graphique Intel qui était en service.

Enfin, notre troisième test aura mis à genoux la pauvre batterie au bout de 4 heures et 5 minutes. Une chute drastique de l’autonomie alors que nous avons réalisé les trois tests rigoureusement dans les mêmes conditions. Étrange…

Bien que l’on puisse supposer que la dalle 17’’ consomme plus et que le Core i5 demeure énergivore, cela n’explique pas la chute de l’autonomie. Il suffit de comparer avec son homologue 15’’ aussi en Core i5 voire avec l’ancien MacBook Pro 17’’ pour constater la perte. C’est 37 minutes de moins que son devancier.

Notre deuxième test consiste à lancer la lecture d’un film HD (encodé en h264 au format .mkv) avec VLC 1.0.5 et d’assurer en tâche de fond la relève de courriels avec Mail qui réalise l’opération toutes les minutes. Le Wi-Fi est actif, le Bluetooth désactivé et la luminosité réglée sur 80% et le son toujours à 50%...

Le portable est resté allumé 4 heures 14, c’est 14 minutes de mieux que le MacBook Pro 15’’ Core i5 et 42 minutes de plus que le modèle à base de Core i7 à 2.66 GHz. Si on a le sentiment que ce 17’’ s’en sort pas trop mal, il ne brille pas vraiment, surtout si on fait référence au petit MacBook blanc Unibody qui tient quasiment 4 heures sur ce test.

Enfin, notre dernier test se base sur une utilisation orientée Web en musique. iTunes en fond, lecture d’un album en boucle, nous avons lancé Firefox 3.6.3 qui rechargeait automatiquement toutes les 30 secondes la page d'accueil de notre site. La luminosité toujours 80% et le son à 50%, la batterie n’aura donné des signes de faiblesse qu’au bout de 5 heures et 51 minutes (le fameux message d’avertissement qui surgit 10 minutes avant l’extinction finale) là où le 15" Core i5 affiche 6h 11 min.

C’est bien, très bien, si l’on compare aux 5 heures 15 que nous avions obtenu avec le MacBook Pro 17’’ de la génération précédente, même si le test de ce dernier était un peu plus lourd (Photoshop CS3 était alors en action), mais cela reste en deçà du MacBook Pro 13’’ 2.66 GHz qui affiche 35 minutes de mieux !

Une autonomie honorable dans les faits, mais bien en dessous de ce que nous espérions… Mais à sa décharge, ce MacBook Pro tient plus du transportable que du portable ce dont les professionnels s’accommodent depuis longtemps.

Une iSight médiocre

Paradoxalement, si l’on peut dire que dans l’ensemble ce millésime 2010 progresse, ce n’est hélas pas le cas de l’iSight qui, comme sur les derniers 15’’, et contrairement au MacBook Pro 13’’, régresse considérablement. Il suffit de comparer ne serait-ce qu’avec celle du MacBook blanc Unibody pour s’en rendre compte.

Loin de rivaliser avec la version intégrée à l’actuel MacBook, l’iSight du portable de notre test affiche une image tirant vers les rouges, mais plus nette que celle de son équivalent 15’’ (ce qui n’est pas bien difficile) et plus contrastée.En basse lumière, malheureusement, les choses se gâtent. Si l’on peut reprocher aux actuels modèles de la gamme de manquer de sensibilité et de présenter un rendu rougeâtre, cette version de l’iSight est sans doute la pire. Tout vire au magenta ! On est loin de l’image produite par la webcam de l’ancien MacBook Pro 17’’.

À se demander ce que fait Apple ? Pourquoi ne bénéficions-nous pas – simplement – d’une qualité d’image constante. Quel intérêt a Apple de vendre des portables haut de gamme, les tarifs et leur dénomination le sous-entendent, avec des composants qui perdent en qualité ? Bien évidemment, on peut supputer que rogner sur les marges est essentiel quand on veut faire du chiffre, mais c’est clairement porter préjudice au produit. D’apparence un détail, mais qui a toute son importance. Ce ne sont pas quelques centimes d’euros qui vont changer les choses. Espérons au moins que la prochaine génération embarquera un composant (l’optique) au moins aussi bon que celui du MacBook.

Taillé pour le jeu

Doté d’une puce NVIDIA GeForce GT 330M, le moyen de gamme au catalogue du fondeur, qui intègre un total de 512 Mo de vidéo et distille pas moins de 48 processeurs de flux (32 pour le GeForce 9600M GT), le MacBook Pro 17’’de notre test est parfaitement équipé pour aborder l’univers ludique tel qu’il est aujourd’hui représenté. Nous avons pu le vérifier aussi bien sur la machine qu’une fois relié à un LED Cinema Display 24’’. Il faut que dire que les 512 Mo de GDDR3 suffisent pour la gestion de l’écran qui, – rappelons-le affiche une résolution native (1920 par 1200 pixels) full HD comme le 17’’ -, voire même un éventuel futur modèle 27’’.

D’abord sous Mac OS X (10.6.3) puis Windows XP Pro (Service Pack 3), les impressions recueillies sont tout aussi bonnes que sur le MacBook Pro 15’’ Core i7. La majorité des gros titres de Mac OS X tourne très bien. Nous l’avons testé avec Quake 4, Prey, Call of Duty 4 Modern Warfare, Tomb Raider Anniversary et Les SIMS 3 dans sa résolution native, pas de problème de saccades ou de ralentissements recensés.

Considéré comme notre référence sur notre plateforme Call of Duty 4 Modern Warfare fonctionne parfaitement dans la résolution native de l’écran, mais les options graphiques ne sont pas aussi complètes que sur PC.

Nous avons aussi réitéré notre test avec la version Cider de Call of Duty Modern Warfare 2 tout en paramétrant les options graphiques de façon à trouver un juste équilibre entre jouabilité et fluidité. Là, n’espérez pas jouer dans la résolution native de la dalle. Si le jeu s’affiche convenablement sur le 15’’ Core i5, sa résolution étant inférieure, sur le 17’’ malgré tous les bons offices du GPU, c’est injouable.

On constate que le portage via Cider a ses limites et, de toute façon, si vous souhaitez jouer avec CoD Modern Warfare 2, il suffit de passer par Windows grâce à Boot Camp, sa version PC est autrement plus jouable.

En 1920 par 1200 pixels toutes les options graphiques et d’antialiasing paramétrés, le jeu Tomb Raider Anniversary fonctionne de façon fluide. Ce qui est loin d’être le cas avec l’ancienne GeForce 9600M GT sur le précédent modèle.

Pour nos tests sous Windows, nous avons installé Windows XP Pro (Service Pack 3). Après plus d’une heure d’installation, nous avons essayé tour à tour les jeux suivants : Call of Duty 4 Modern Warfare, Medal of Honor Airborn, Farcry 2, Gears of War, James Bond – Quantum of Solace (la Démo), Crysis (la Démo), Street Fighter IV Benchmarck et Assasin’s Creed II.

Pas de mauvaise surprise, les cinq premiers titres exploitent au mieux la GeForce GT 330M et la jouabilité est bien au rendez-vous. Avec Crysis, les choses se sont passablement gâtées. Impossible de jouer, la démo entraînant systématiquement un plantage en règle de Windows XP Pro. Problème de pilotes, problèmes inhérents à la démo, on ne saurait dire, le temps nous ayant cruellement manqué, nous sommes passés au suivant. Assassin’s Creed 2 est le seul jeu qui aura mis en faute le GPU. Si l’environnement se révèle assez fluide sur le MacBook Por 15’’ Core i7, la résolution plus importante du 17’’ ne permet pas de jouer de façon convenable. Sans doute, aurions-nous tiré meilleur profit sous Windows 7 et sa version plus récente de DirectX.

Dynamique, le moteur de Farcry 2 s’exprime en toute franchise sur ce portable. Il est indéniable que les utilisateurs et, accessoirement, joueurs apprécieront les performances globales du portable dans ce domaine.Options graphiques par défaut dans la résolution native de l’écran le jeu Quantum of Solace s’affiche fluide.Malgré de bonnes performances les toutes dernières productions nécessitent une carte vidéo puissante, Assassin’s Creed n’échappe pas à la règle.Medal of Honor Airborn réputé gourmand en ressources machine est parfaitement jouable. Cela démontre si besoin est que la GeForce 330M s’avère adaptée pour le jeu. Le contraire eut été étonnant quand on sait que le même jeu tourne aussi bien sur le dernier MacBook Pro 13’’ simplement doté d’une puce 320M.

Concrètement, la solution graphique qui a été choisie constitue un bon compromis pour celles ou ceux qui souhaitent s’adonner à quelques plaisirs vidéoludiques. Un aspect que nous avons vérifié lors notre dernier test. Disponible aussi sous forme de logiciel de bench, Street Fighter IV permet de se rendre compte du niveau de performance. Des performances qui, finalement, ne se dégradent pas dans les mêmes proportions quand on joue sur un MacBook Pro 17’’ de l’ancienne génération et que l’on monte en résolution.

En 1280 x 720 pixels, la résolution par défaut, les deux GPU 320M et GT 330M affichent approximativement le même nombre d’images par seconde. Ainsi sur le MBP 13’’ la petite GeForce obtient le score de 9950 points et 55.20 FPS, contre 8874 et 59.11 FPS pour le 330M du MBP 15’’ Core i7. La GeForce 330M du MacBook Pro Pro atteignant les 9869 et une moyenne de 59.05 FPS.

En résumé, si les deux solutions vidéo (320M et GT 330M) semblent se tenir en basse résolution, que l’on joue sur le 13, le 15 ou le 17’’ (objet de ce test), les performances se dégradent quelque peu quand on monte la résolution (logique). Le MBP 17’’ voit le nombre de ses images par seconde descendre à 47.64 (FPS, Frame Per Second) et son score chuter à 7870 points en 1920 par 1200 pixels, sa résolution nominale.

Conclusion

Évolution logique dans la gamme cette nouvelle mouture du MacBook Pro 17’’ devrait s’assurer un bel avenir aussi bien près d’un grand public aisé qu’auprès des professionnels désireux de disposer d’une puissance de calcul importante appuyée par un grand écran. Il est vrai que le Core i5 2,53 GHz, un quad en définitive, fourbit les armes idoines : une dalle LCD LED de bon niveau même en version de base (les spécialistes de l’image lui préféreront l’option antireflet moins onéreuse sur ce modèle), 4 Go de RAM, un disque dur de 500 Go, un connecteur ExpressCard ¾, trois ports USB 2.0 à défaut de l’USB 3.0 et, surtout, un processeur véloce à souhait. Bien évidemment, tout ceci à un prix. 2294 euros pour le modèle optionnel (la rondelette somme de 15 047 Francs, tout de même) c’est ce dont il vous faudra vous délester pour acquérir la bête. Un investissement qui, cette fois, se voudra plus… pérenne.

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