Reaper L’armée de l’Air recrute pour piloter ses futurs drones armés
Par amk, 22/07/2022

Reaper L’armée de l’Air recrute pour piloter ses futurs drones armés

L’armée de l’Air française lance une campagne de recrutement pour élargir son vivier de pilotes de drones, des outils de renseignement et de surveillance devenus essentiels aux opérations militaires et qui seront bientôt armés.

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ParLa Voix du Nord|

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La France dispose actuellement de cinq drones américains Reaper «moyenne altitude longue endurance» (MALE) et d’une vingtaine d’équipages composée de quatre personnes. PHOTO AFP - AFP

De la traque des jihadistes au Sahel à la surveillance du territoire national, «les opérations sont de plus en plus consommatrices de drones. Il nous faut donc des équipages supplémentaires», explique le colonel David, chef de la division renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) à l’état-major de l’armée de l’Air.

La France dispose actuellement de cinq drones américains Reaper «moyenne altitude longue endurance» (MALE) et d’une vingtaine d’équipages composée de quatre personnes : un pilote, un opérateur capteurs, un opérateur images et un officier renseignement chargé d’interpréter les informations collectées.

Reaper L’armée de l’Air recrute pour piloter ses futurs drones armés

Déployés sur la base aérienne de Niamey, au Niger, trois de ces drones observent sans relâche les groupes armés au Sahel et collectent du renseignement, jusqu’à 24 heures d’affilée en toute discrétion, entre 7 000 et 13 000 mètres d’altitude. D’ici la fin de l’année, ils porteront sous leurs ailes des bombes GBU-12 à guidage laser.

En 2020, Paris prendra livraison de six Reaper armés supplémentaires, a priori également destinés au Sahel, où l’opération antijihadiste Barkhane mobilise 4500 militaires français depuis 2014.

En 2017, la ministre des Armées Florence Parly avait annoncé sa décision de doter la France de drones armés en 2019, à l’instar des Etats-Unis, d’Israël ou encore de la Grande-Bretagne.

« 80 à 100 équipages »

À l’horizon 2030, «l’objectif est de monter à 24 machines au total, et de constituer un vivier d’environ 80 à 100 équipages», souligne le colonel David.

Jusqu’à présent, l’armée confiait essentiellement les manettes de ses drones à d’anciens pilotes de chasse. Mais avec la multiplication des missions et du nombre de drones, l’heure a sonné de créer une filière dédiée, à l’image des filières chasse, transport et hélicoptère. Deux tiers des futurs pilotes de drones seront formés à cette spécialité dès leur arrivée dans l’armée.

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