Thomas Pesquet : "Le deuxième séjour sera plus difficile, non pas physiquement mais mentalement"
Par amk, 10/07/2022

Thomas Pesquet : "Le deuxième séjour sera plus difficile, non pas physiquement mais mentalement"

Ce lundi 19 avril 2021 s'est tenue l'ultime conférence de presse de l'astronaute français Thomas Pesquet avec les journalistes européens. Extraits. (Le direct du lancement, jeudi 22 avril, sera à suivre sur le site de Sciences et Avenir).Thomas Pesquet : Thomas Pesquet :

"Nous sommes dans l’état d’esprit d’un sportif sur la ligne de départ pour la finale des jeux Olympiques"

À trois jours du lancement de la capsule Crew Dragon vers la station spatiale internationale, où en êtes-vous des préparatifs ?

Thomas Pesquet : Tout se passe bien. La fusée et la capsule sont prêtes, nous sommes prêts. Le moral est bon et on essaie de profiter de nos derniers jours sur Terre avant de quitter la planète pour six mois.

Combien de temps le lanceur Falcon 9 peut-il rester sur son pas de tir, en cas de météo problématique ? Le délai était de trois jours pour la fusée russe Soyouz.

Thomas Pesquet :

Le lanceur de SpaceX peut rester sur son pas de tir aussi longtemps qu’il n’a pas été approvisionné en carburant. Nous avons une fenêtre de tir jeudi, mais il y quelques autres options de tirs. Il est possible de décaler une à deux fois le lancement au cours des deux jours suivants ou à la semaine suivante. Évidemment, on espère que cela ne va pas arriver, parce qu’on a envie de partir à l’heure. Cela arrangerait tout le monde !

"“J-5: À Baïkonour, l'équipage n'est pas censé voir sa fusée avant le jour du décollage... mais ici la tradition est différente ! Nous avons eu la chance d'arriver au Kennedy Space Center au moment précis où le Falcon 9 était verticalisé sur le pas de tir. C'est toujours impressionnant de le voir de si près !” © SpaceX

Comment se déroulent les dernières minutes avant la mise à feu ?

C’est bluffant ! Nous avons fait une répétition générale du lancement hier (le 18 avril). À l’heure exacte du décollage, nous étions dans la capsule, au sommet de la fusée de 70 mètres de haut, équipés de nos scaphandres. On se croyait dans le simulateur. Avec mes collègues, nous avons répété ce moment des dizaines et des dizaines de fois, à tel point que tout était familier. Les procédures sont routinières. On a l’impression de revivre ce qui a déjà été vécu dans le simulateur. Au moment du lancement, chacun égrène dans sa tête le compte à rebours, a une pensée pour ses proches, sa famille, et très vite la technique prend le dessus. Ce n’est pas très poétique, mais nous avons une tâche à réaliser : on ne veut pas perdre une seule information qui serait importante. Nous sommes dans l’état d’esprit d’un sportif qui s’aligne sur la ligne de départ pour la finale des jeux Olympiques.

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